© Adagp, Paris, 2019, Izabela Kowalczyk / izabelakowalczyk(at)hotmail.fr      Dernière actualisation 30/10/2019 

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Peintures et reliefs

Mon travail oscille entre deux domaines en parallèle : la peinture traditionnelle sur un support plat et le volume.

Je réalise depuis quelques années une série de peintures - Sans titre, ainsi qu'une série d'objets - Reliefs. Les images bi-dimensionelles et les objets tri-dimensionnels se répondent, créent des écho, se complètent.

Cette relation entre la forme plate et le volume est très sensible dans l'étape de conception de tous mes travaux, cruciale pour leur réalisation - découpage des formes en papier.

Elle résulte d'une nécessité intuitive de l’expérience de l'espace.

Les compositions réalisées avec des papiers découpés jouent le rôle de croquis préparatoires pour la peinture (série Sans titre).

En utilisant le pochoir et le rouleau j'obtiens un rendu proche de celui des images imprimées.

 

Mes peintures récentes tendent de plus en plus vers la géométrie. Les formes, linéaires et rythmiques, se multiplient et créent des groupements de traits, des tas de lignes ou des rubans.

La superposition des ces traits, plus ou moins réguliers, monochromes et translucides, créé dans des points de convergence de nouvelles valeurs chromatiques ou bien de nouvelles couleurs. Les formes se confondent, créent des nœuds, des moments de tension...

A la recherche de la frontière entre équilibre et déséquilibre, statique et mouvement, visuellement, ces compositions semblent très fragiles, sur le point de tomber, comme des mikado.

 

 

Dans la série Reliefs je cherche à dépasser des limites de l'image plate, bidimensionnelle et à l'ouvrir vers d'autres dimensions.

Ce sont encore les compositions en papiers découpés que, cette fois-ci, je transforme en volumes.

Elles sont un point commun entre les images plates et les formes spatiales, comme les Gravitations d'Eduardo Chillida - un travail à mi-chemin entre la peinture et la sculpture.

 

Dans les Reliefs réalisés entre 2012 - 2016 j'ai d'abord remplacé le papier ou la toile de mes tableaux par un support rigide en fine planche de bois. Ensuite j'ai approfondi littéralement la dissociation du fond et de la forme de mes images, en découpant la forme du fond et en l'accrochant directement sur un mur à distance de celui-ci de quelques centimètres.

Les formes flottent sur le mur qui devient le nouveau fond.

 

Dans les Reliefs récents j'ai fixé deux planches de bois l'une sur l'autre. Grâce à un effet d'illusion optique leur forme découpée suggère un objet en volume vu en perspective, alors que réellement il est plat. La traditionnelle perspective linéaire légèrement déformée créé ici un jeu visuel, questionnant le spectateur sur sa perception. La forme présentée peut être interprétée autant qu'un objet en volume que son image.

La fusion dans mes recherches de ces deux types de travaux, en deux et trois dimensions, résulte d'une mise en question de la nature de l'espace, étrange, difficile à situer, entre espace physique et mental.

©photo : Anne Loubet